
C’est la part de toi qui te permet de dire adieu quand tu ne veux pas ; d’exprimer - de pousser, de propulser - la tristesse en toi lorsque tu éprouves une forme quelconque de perte. Ce peut être aussi bien la perte d’un être aimé, que la perte d’un verre de contact.
Lorsqu’on vous permet d’exprimer votre peine, vous vous en débarrassez. Les enfants à qui on permet d’être tristes lorsqu’ils le sont, arrivent à l’âge adulte en ayant une attitude très saine envers la tristesse et, par conséquent, passent très rapidement à travers elle.
Les enfants auxquels on dit : “Voyons, voyons, ne pleure pas”, ont de la difficulté à pleurer une fois devenus adultes. Après tout, on leur a appris toute leur vie à ne pas le faire. Pourtant, ils répriment leur peine.
La peine continuellement réprimée devient donc dépression chronique, une émotion qui n’est pas du tout naturelle.
À cause de cette dépression chronique, des gens ont même tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.



